Dimanche 7 septembre 2008
Ca y est, j'ai donné les premiers coups de pinceaux...
La maquette, vous pouvez la voir ici et là.
Réalisation : Christophe Eudeline.
Par Eudeline
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Ce n'est pas parce qu'on ne part pas en vacances qu'on a pas le droit à quelques
palmiers...
Comme je l'avais déjà expliqué, le paysage est une oasis
dans un désert de sable. J'ai dû me documenter un peu pour différencier les différentes sortes de palmiers. En effet lorsque j'avais réalisé le décor de Taïf j'avais peint ces arbres
avec mon oeil occidental et l'oeil oriental qui me faisait face était quelques peu désorienté par ce mélange des genres.
Palmiers à sucre, cocotiers, bananiers et autres palmiers-dattier s'y côtoyaient au plus grand désarroi de l'architecte.
J'avoue qu'avec le recul et en mettant penché sérieusement sur le problème la différence est criante.
C'est un peu comme si j'avais peint un VTT et un bi-cross dans le peloton du Tour de France... Pour beaucoup un vélo c'est un vélo mais pour le spécialiste ça fait désordre ...
C'est donc une oasis de palmiers-dattier que je dessine pour ensuite la peindre.
J'utilise un crayon gras pour que le graphite se dépose bien sur la peinture sans la rayer. Puis, je commence à peindre, sans trop de détails puisque c'est un arrière plan.
Une autre chose importante, les feuilles des palmiers dans le désert sont jaune
verdâtre, et non bien vertes comme celles des palmiers plantés en Europe...
Réalisation : Christophe Eudeline.
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Rapidement je trace les éléments du décor (bon c'est vrai on voit pas grand chose), puis je passe une teinte de
fond orangée à l'emplacement du faux bois. Je m'aide de ma
maquette, j'ébauche le paysage et je peins de suite le ciel et les dunes.
J'attaque ensuite les marbres, des panneaux de jaune de Sienne en haut et des panneaux d'incarnat en bas.
J'ai déjà décris ma façon de peindre une imitation du marbre jaune de Sienne (cliquez sur l'image pour voir), mais
je n'ai pas décris d'imitation du marbre incarnat.
L'incarnat (de Caunes), ou le rouge Languedoc ou encore el rosso di francia/miscio di francia est un marbre originaire de l'Aude et de l'Hérault, il est orangé
ou rouge taché de marbrures blanches et grisâtre il est parfois parcouru de fines veines rouges, grises et blanches. Il a été très utilisé dans l'architecture notamment à Rome comme dans la
chapelle De Sylva, ou à Paris dans l'église des Invalides. J'ai pu observé un panneau de marbre très rouge taché de "coquilles d'escargots" (des ammonoïdés) fossilisées qui venait de la carrière du
Pic de Vissou à Moureze (Hérrault). C'est peut-être ces fossiles qui donnent les taches blanches...
J'ai décidé de peindre ce marbre très rouge afin qu'il s'incorpore avec les autres teintes rouges de la pièce.
Avec une brosse plate je peins le "fond" du marbre avec différentes teintes d'ocre rouge, du très rouge à l'orange
clair, en même temps je place des tâches blanches et grisâtre.
Ensuite je passe un glacis d'ocre rouge pour homogéniser l'ensemble et je constitue différents réseaux de veines rouges, grises et blanches.
Et voilà...
Juillet 2008 -Peinture à l'huile sur mur - Lyon
Réalisation : Christophe Eudeline.
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Je fais quelques tests de teintes pour les pierres et prépare les fonds colorés du mur
et des poutres avant de m'attaquer au gladiateur nain qui est un personnage type de la fantasy.
Le personnage doit rester assez stylisé mais en tendant vers un certains réalisme. Je commence par les mains puis l'armure et enfin les bottes et le cuir qui recouvre l'avant bras du
guerrier.
Dans le même temps je peins l'affiche en trompe l'oeil tenue par de faux scotchs à peinture. Le gladiateur terminé, je pose l'effet faux bois.
Un petit effet trompe l'oeil pour la route... Il me reste à donner un peu de volume au faux bois.
Réalisation : Christophe Eudeline. Détail de la "fresque" Fantasy. Juin 2008.
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La fresque avance plutôt bien, voici une partie du paysage, l'écorce de l'arbre est
traité par une multitude de touches de différents tons un peu à la manière des impressionistes.
La "fresque" à ce détail de différent : la touche. En effet autant la touche est léchée au maximum sur un tableau
jusqu'à s'effacer derrière ce qu'elle représente, autant elle est visible sur le décor peint. Deux raisons : la première un décor est vu de loin, la seconde il faut aller vite surtout ici où le
client est un commerçant et il n'a qu'une idée en tête : Ouvrir le plus vite possible.
N.B. : A ce jour le décor est quasi terminé et je suis en train d'en attaquer un autre, faute de temps je suis en retard sur la parution des articles. Je publie le reste dés que possible.
Réalisation : Christophe Eudeline.
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